Viiiiiiiiiiiiiiite direction aujouird’hui le Centre Pompidou où sont projetés les films du palmarès de la 30 ème édition du Cinéma du Réel.
C’est LE plan alternatif de la soirée élecTV à se gaver de petites phrases que vous retrouverez anyway demain dans les journaux et sur le net.
Dress code: si vous aimez les films en noir et blanc habillez vous en couleur.
Donc hier j’avais mon écharpe rouge géranium pour voir “The cool world ” de la grande documentariste Shirley Clarke. Film en noir et blanc sur Harlem. A la fois fiction et documentaire, le film est réalisé par deux femmes sous la houlette du producteur Fred Wiseman. L’une, Lee Roy Mac Lucas qui a photographié Cuba de 1958 à 1961 est choisie par Wiseman pour filmer Harlem en 16 mm, tandis que Shirley Clarke tourne la fiction d’une guerre de gangs de très jeunes afro-américains. Les acteurs ne sont pas comédien professionnels: “nous avons mis six mois et fait in casting de 2000 personnes pour trouver les personnages” , expliquait hier soir Fred Wiseman.
Cette attitude me fait penser à Mira Nair (”Salam Bombay”) ou à Eliane de la Tour qui a entrepris une fiction il ya quelques années avec des bandes d’Abidjan.
A chaque fois c’est un portrait de ville, subjectif, trois plongées dans la violence de grandes villes , entreprises par des femmes. Passionnant.
Non vous êtes sur les stand les plus arty du salon MAP
où ravivez vos envies de voyages
aujourd’hui et jusqu’à lundi
faites le tour du monde porte de VersaillesAu fond du hall 3
après avoir silloonné les stands des pays d’Afrique, acheté un bijou en argent pour soutenir les tribus privées de tourisme au Nord d’Agadez ,
après avoir respiré les encens d’Ethiopie
et découvert que l’Algérie se lançait dans la course aux 11 millions de touristes pour 2025 ,
vous découvrirez tout au fond du hall cette installation
qui célèbre tout ce que la Croatie a inventé et continue de fabriquer depuis lla cravate, le parachute, aux plus fines dentelles
Voilà une initiative qui ouvre le champ pur du tourisme et apporte un regard affiné sur un pays aux ressouvrces florissantes depuis les îles , les patrimoines (Split, Dubrovnik..), les paysages harmonieux.
Alors que faire lorsqu’un ou une accro du mobile raconte sa vie à côté de vous dans le bus ou le tube alors qu’après une journée de taf vous aimeriez vous concentrez sur vos pensées, le journal ou le roman que vous lisez?
Sortez votre banana-phone et répondez au voisin (e) importun(e), immiscez vous dans sa conversation , c’est aussi agaçant que les enfants qui répètent inlassablement votre dernière phrase ou bien menez une conversation absurde genre appelez l’Elysée et la Maison Blanche et entamez une conférence spéciale, bref reprenez la main et gardez la banane .
Des américains, un groupe de happeners provocateurs de surprises ont trouvé la parade : http://improveverywhere.com/
Vit-on plus au bord de la mer ?
Je le demande à celles qui à Marseille ou Lorient ont ce cadeau de la vie:
la mer à portée de métro ou de vélo?
Le rêve : à Paris il y aurait la mer .
Une chaussée comme celle de Copacabana.
Une vie cool .
Oui mais je dream sûrement .
Où vivre alors?
Dans les années 70 , partir en Inde ou à Bali était amusant et pas cher.
Dans les années 80 , New York et Tokyo étaient les villes phares.
Le magazine City déclinait en noir et blanc l’allure des villes.
Arrivèrent les magazines Déco, le cocooning , retour à la casa.
95-2000: les voyages pas chers propulsèrent les petits week-ends, clips d’éclate.
Aujourd’hui je me demande.
Où iriez vous vivre ?
Quelles régions vous font rêver?
Françoise je sais : Québec (dailleurs elle a déjà les moon boots )
Mais non je plaisante.
Hier j’ai vu la photo d’une plage et vraiment j’ai flippé
veux vivre au soleil…Oui mais lequel???
« Noir et Blanc dans les étoffes imprimées du XVIIIe au XXIe siècle » est présenté du 7 mars au 5 octobre 2008 au musée des Impressions sur étoffes à Mulhouse.
On trouve du noir et blanc dans différentes cultures .Ici ,
des minuscules échantillons du milieu du XIXe siècle aux grands panneaux d’ameublement des stylistes contemporains, l’exposition se présente comme une fresque d’une grande diversité. Cette variété est confortée par l’origine des étoffes venant de France, d’Allemagne, de Suisse, mais aussi de plus loin avec la présence de pièces de manufactures scandinaves, hollandaises et japonaises.
Dessins, empreintes, gravures, lithographies, étoffes, robes ou meubles parfois signés de Raoul Dufy, Piero Fornasetti ou Sonia Delaunay, dialoguent avec des pièces du quotidien traduisent la volonté de ce très riche musée d’animer l’univers muséal par des surprises. Du hall d’entrée à la grande salle des machines, l’ensemble s’habille de noir et blanc pour une visite haute en couleur.
A l’expo “Bêtes et hommes” à la Villette, il y a des animaux en résidence . Invités là le temps de l’expo.
Iguanes, mainates chanteurs, quatre vautours, deux corbeaux, oiseaux et deux loutres.
Et deux soignantes avec un budget qui leur permet toute l’attention possible au confort des animaux.
L’une d’elle rencontrée par hasard au détour de l’expo nous conte l’histoire inattendue des loutres , un mâle et une femelle qui viennent du zoo de Doué.
La femmelle était un peu maigrichonne. Direct nourrie au filet de poulet et au poisson frais. Résultat : un bébé loutre né un peu avant Noël. Le premier de la loutre en captivité.
La soignante a repéré les gouts et les us des animaux : il faut qu’ils mangent bien mais aussi et c’est essentiel qu’ils ne s’ennuient pas. Elle donne la ration du goûter des loutres sous forme de croquettes pour chat : un jeu d’aller les chercher comme des oeufs de pâques dans les herbes , l’eau ou les rebords du bassin .
Le plus jeune des corbeaux s’acharne à ouvrir une noix. La plus âgée des corbeaux qui est une star de la pub a initié le jeune à ouvrir une boite où se trouvait de la nourriture.
C’est tout l’esprit de cette expo.
Comprendre que les humains ont à apprendre des animaux.
Que les animaux évoluent tout comme les hommes .
Bémol: le canari “invité” dans la cage bleu , blanc, rouge (une réflexion sur la liberté explique sa gardienne) oui c’est çà : l’artiste décide de la solitude d’un canari le temps de l’expo. Ca me révolte une telle vanité qui se dit artistique.
Bon mais les soignantes animales, veillent !
Et vous d’ici le 20 janvier , date de fermeture de l’expo, aurez peut-être l’occasion d’assister au repas des iguanes , leur met préféré ? Les fraises!
Ma réflexion: les zoos devraient avoir un beau budget fooding .