Toute la semaine on va voir et entendre des témoignages sincères , voir des numéros spéciaux , des photos de stars et des artistes qui ont jalonné la vie de Monsieur Saint Laurent disparu hier. On va tout réapprendre. Des robes hommages aux artistes à l’exotisme, des vestes Van Gogh aux smoking, des transparences aux robes 40, tout sera dit et ce sera un plaisir de revoir les robes de celui qui a accompagné la vie des femmes sans les trahir, qui a bousculé les conventions de la mode bourgeoise et fit rayonner la lumière du Sud dans les armoires.
Condoléances à tous ceux de la “Maison” de couture qu’il aimait tellement et qui le lui rendaient sans feinte.
J’ai eu la chance de voir des collections de Haute Couture , de travailler sur des rétrospectives , de l’interviewer , d’aller en Russie avec la “troupe” Saint Laurent , un hiver où Saint Petersbourg rendait hommage à Saint Laurent, j’ai emmené des vêtements de Couture sur les remparts de Jodhpur pour un conte de Noël… J’aimais bien aller à la Fondation revoir des vêtements et acheter une carte postale faite à partir des affiches qu’il envoyait aux amis chaque année et qui portait un seul mot :
Viiiiiiiiiiiiiiite direction aujouird’hui le Centre Pompidou où sont projetés les films du palmarès de la 30 ème édition du Cinéma du Réel.
C’est LE plan alternatif de la soirée élecTV à se gaver de petites phrases que vous retrouverez anyway demain dans les journaux et sur le net.
Dress code: si vous aimez les films en noir et blanc habillez vous en couleur.
Donc hier j’avais mon écharpe rouge géranium pour voir “The cool world ” de la grande documentariste Shirley Clarke. Film en noir et blanc sur Harlem. A la fois fiction et documentaire, le film est réalisé par deux femmes sous la houlette du producteur Fred Wiseman. L’une, Lee Roy Mac Lucas qui a photographié Cuba de 1958 à 1961 est choisie par Wiseman pour filmer Harlem en 16 mm, tandis que Shirley Clarke tourne la fiction d’une guerre de gangs de très jeunes afro-américains. Les acteurs ne sont pas comédien professionnels: “nous avons mis six mois et fait in casting de 2000 personnes pour trouver les personnages” , expliquait hier soir Fred Wiseman.
Cette attitude me fait penser à Mira Nair (”Salam Bombay”) ou à Eliane de la Tour qui a entrepris une fiction il ya quelques années avec des bandes d’Abidjan.
A chaque fois c’est un portrait de ville, subjectif, trois plongées dans la violence de grandes villes , entreprises par des femmes. Passionnant.
« Noir et Blanc dans les étoffes imprimées du XVIIIe au XXIe siècle » est présenté du 7 mars au 5 octobre 2008 au musée des Impressions sur étoffes à Mulhouse.
On trouve du noir et blanc dans différentes cultures .Ici ,
des minuscules échantillons du milieu du XIXe siècle aux grands panneaux d’ameublement des stylistes contemporains, l’exposition se présente comme une fresque d’une grande diversité. Cette variété est confortée par l’origine des étoffes venant de France, d’Allemagne, de Suisse, mais aussi de plus loin avec la présence de pièces de manufactures scandinaves, hollandaises et japonaises.
Dessins, empreintes, gravures, lithographies, étoffes, robes ou meubles parfois signés de Raoul Dufy, Piero Fornasetti ou Sonia Delaunay, dialoguent avec des pièces du quotidien traduisent la volonté de ce très riche musée d’animer l’univers muséal par des surprises. Du hall d’entrée à la grande salle des machines, l’ensemble s’habille de noir et blanc pour une visite haute en couleur.