
chez la fleuriste japonaise de la rue Vavin à Paris 6
Le sourire , ses cheveux blancs,
la fraicheur de sa curiosité irradie les fashions weeks depuis ….
combien de temps?
Bill, je l’ai toujours vu dans les défilés,
il aime les gens
il capte la mode
Je lui dois une photo de moi avec des gants Alaïa
quand la rage d’Azzedine a commencé
(je ne rentrais que dans les gants)
Sa chronique hebdo au New York Times est passionnante
et le web nous apporte en plus sa voix et son
intelligence enthousiaste de la mode
Son commentaire du 19 juin sur le cardigan
est percutant.
Il analyse et met en perspective le phénomène :
les gilets de Michelle Obama+ la récession + le confort américain
annonce la fin du “decorative bondage”.
Je suis pour !
Merci cher Bill et bravo au New York Times
de la publication de ces chroniques.
http://topics.nytimes.com/top/reference/timestopics/people/c/bill_cunningham/index.html
Et justement à propos d’Azzedine ,
ne pas manquer la chronique de Bill sur les jupes.
Et les Iris noires des jardins.

Sous les grands catalpas… Où ai-je lu cela?
Toni Morrisson dans “Beloved”?
Le catalpa un arbre américain au nom d’origine cherokee -merci Wiki-
me rappelle le Sud des Etats Unis et tout d’un coup je me dis
qu’il y a des arbres aux USA qui ont grandi
pendant l’esclavage qui ont bourgeonné, fleuri, maturé
avec leur étrange fruit qui rappelle le
Strange Fruit du blues légendaire chanté par Billie Holiday
Je retournerai lire Césaire et son Discours du colonialisme sous le grand catalpa.
J’irai lire aussi “Aimé Césaire, le legs” (ed. Argol)
une collection de témoignages entrepris par Annick Thébia-Melsan
qui y signe une fulgurante analyse de Césaire et du monde.
Aimé, Césaire aimait la nature et parcourir les collines de la Martinique.
Aimé aujourd’hui quel parti prendrait-il?
Celui de la nature, écologie et dignité humaine?
Pendant que je vous écris, une companie aérienne demande
à ses employés de travailler gratis
lesquels se récusent et invoquent l’esclavage.
A-t-on tout vu en la matière?
Je vous laisse méditer sous les feuilles…
Attention rêver d’un monde meilleur
peut nuire gravement à la cohésion mentale.
Allez rions, restons light,
dans quelques jours ce sera l’été n’est ce pas?
Chers lecteurs qui m’avez zencouragée MERCI
très occupée par l’environnement domestique et des mises à jour diverses
genre qui vous prennent la tête et que la perspective
est celle de la pauvreté annoncée
mais allons quelle chance ici
pas d’écran noir sur le radar des amitiés
nulle famille de mon côté abîmée en mer dans cette catastrophe qui résonne toujours strangely à celles qui ont voyagé beaucoup, à ceux qui montent dans les avions avec les fréquences de ceux qui prennent le bus.
Ceux là dont le philosophe Paul Virilio disait dans on expo à la Fondation Cartier
qu’ils étaient les véritables sédentaires de notre monde. Parcourant les capitales avec leur ordinateur .
Laissant aux réfugiés climatiques et autres chassés de leur village par un conflit ,
le véritable statut de nomade.
Sauf que .
Un orage en mer, un avion qui dévisse et en combien de temps
le sort de 228 personnes a-t-il été scellé
Ecran noir en pleine nuit sur l’Océan Atlantique Sud .
Ecran blanc aujourd’hui à tous ceux de Tian An Men.
Un Chinois qui habite Paris depuis ,
parlait de la beauté d’une jeune femme
et de sa robe blanche engloutie par un char.
Ecran noir, white screen , blanc comme le deuil chinois,
noires comme les pensées accumulées sur l’etat du monde .
Mais quoi qu’il arrive faire face.
De la tenue en toute circonstance.
Oui nous voyagerons , cheveux libres et robes blanches
à tous les vents rebelles des idée neuves
dont la hardiesse laisse aux timorés le goût inutile de la peur de la subversion.
Faut-il qu’ils aient peur de la vie pour se réfugier dans leurs vieilles habitudes ,
leur manie à renier l’Histoire et ses souffrances.
Allez , l’eau coule chaude dans les douches , l’électricité se paye normalement , vous n’avez pas besoin de verser 1000 CFA pour continuer une route africaine , alors réjouissez vous
et VOTEZ
La vie n’attend pas
Nouveau lieu à Paris depuis mars: Merci.
Sans nostalgie, j’y ai retrouvé une atmosphère des années 70 par le mélange des gens : familles modes, couples déco, touristes avertis , bourgeoises à la moue « on-connaît déjà-tout », jeunes habituées qui savent dénicher une veste vintage.
Curiosité fébrile telle que l’ont connu les Halles entre Upla , AgnèsB. , Globe, une sorte d’impatience.
Oui, quelque chose entre une warehouse,
Conran, Agnès B,Inès de la Fressange à ses débuts avenue Montaigne.
Habituées du fleuriste Christian Tortu affublées de leur chien si chic, Maman-modeuse et sa fille en tutu long de tulle rose . Addicts d’Annick Goutal qui retrouvent six parfums.
Pour un peu la crise n’existe plus devant tant d’affluence.
Les fondateurs de Merci, Marie-France et Bernard Cohen, ont passé le relais de Bonpoint qu’ils avaient créé pour faire d’ici un lieu en plus d’un espace art de vivre .
Avec la complicité de Daniel Rozenztroch , entre autres.
Voilà pourquoi j’y retrouve la nonchalance bohême des grandes maisons familiales que Rozenztroch a photographié avec Gilles de Chabaneix pour la série des Style, livres publiés chez Flammarion en France.
J’ai beaucoup travaillé avec Gilles de Chabaneix autour du monde pendant quelques années , je retournerai chez Merci pour y retrouver l’esprit de ses photographies. Claires, sympathiques, élégantes, sans affectation. Télescopant le luxe et le détail quotidien.
Merci, en cohérence avec l’esprit de solidarité XXIème siècle, dixit le dossier de presse : « les bénéfices réalisés dans le magasin seront reversés à un fond de dotation, qui se donne pour mission d’aider les enfants défavorisés, notamment sur l’île de Madagascar. »
C’est pour cela que des grands labels de mode comme Paul Smith ou Stella Mac Cartney, Margiela, Bonpoint, Jérôme Dreyfuss ont répondu présent à l’inititative Merci. Ils ont custumisé des vêtements de leurs collections ou les ont réalisés dans des tissus plus abordables. D’où les étiquettes Merci Stella…
Donc donnez vos rendez-vous chez Merci.
Déjeunez ou allez simplement boire un verre parmi les livres donnés par des écrivains ou critiques littéraires qui ont donné chacun trois de leurs ouvrages favoris .
Qui a dit que les gensqui avaient déjà tout manquaient de cœur ?
Merci, 111, boulevard Beaumarchais – 75003 Paris
Tél. : 00 33 (0)1 42 77 00 33 Lundi au samedi, 10h – 20h

(c)fvormese
Birthday for me, the previous post was my 200th on wordpress !
Show must go on !
Thanks for comments
and your kindness.

(c)fvormese